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Dossier
Depuis longtemps déjà, les carrelages ont le vent en poupe. Très pratiques, ils sont faciles à entretenir, ne causent aucune allergie (contrairement aux moquettes et aux tapis) et donnent du caractère aux pièces qu’ils habillent. Aujourd’hui, ils se déclinent en une multitude de couleurs, de tailles, de variétés… et sont de qualités différentes en fonction de leur utilisation. Attention donc à bien les choisir !
S’il en existe de toutes les couleurs et de toutes les tailles ou presque, on distingue habituellement deux catégories de carreaux : les grès et les terres cuites.
Faits à partir de terre et cuits ensuite, ces carreaux résistent parfaitement aux dégradations en tout genre (temps, substances abrasives…) et sont donc parfaitement adaptés aux pièces à fort passage (entrée, séjour…). Pour le carrelage, le grès peut être étiré (aspect rustique), pressé (dur et résistant) ou émaillé (plus fragile mais très esthétique).
Élaborées à base d’argile, pour des raisons de résistances, elles sont généralement plus épaisses que les carreaux en grès. Mais cet aspect rustique ne les empêche pas d’être sensibles aux tâches en tout genre (eau, graisses…). Elles sont donc peu recommandées pour les pièces à fort passage. Par contre, pour les préserver, elles peuvent être huilées, puis cirées à l’aide d’une cire spéciale (une opération assez fastidieuse qui sera à renouveler régulièrement) ou traitées à la résine. Les résines présentent le double avantage de protéger la terre cuite tout en la laissant respirer. Après séchage (comptez 2 jours) elles peuvent être entretenues en passant une serpillière trempée dans un produit à pH neutre.
Aux côtés de ces terres cuites « traditionnelles », on retrouve les tomettes, qui sont de petits carreaux de couleur rouge-orangé, utilisés pour donner un style rustique à une pièce.

Relativement proche des carreaux, le marbre est un matériau de plus en plus utilisé pour les sols, comme pour les murs (voir le dossier « salles de bains » et le dossier « cuisine »). Il est robuste et se pose en dalles. Seul inconvénient, il reste cher !
Grès ou terres cuites, ici, tout est question de goût et de l’utilisation que l’on veut en faire. Le carrelage présente en effet l’intérêt de pouvoir se poser aussi bien sur les murs, que sur les sols ! Reste à poser le bon au bon endroit. Sachez donc que les produits bas de gamme résistent souvent assez mal aux épreuves du temps et que les carreaux, une fois posés, sont difficiles à changer.
Pour une utilisation au sol, vous devez donc choisir des carreaux relativement résistants. Notez également qu’il existe maintenant des carreaux antidérapants, très précieux pour ne pas glisser dans sa salle de bains, en sortant de sa douche !
Concernant les grès, il existe un classement UPEC* qui détermine leur degré de résistance. Plus les indices (de 1 à 4) correspondant à chacune des lettres du mot UPEC sont élevés, plus la résistance est bonne. Ces indices sont généralement indiqués directement sur les boîtes de carreaux. Pensez donc à vous y référer ! Attention, cette classification n’existe pas pour les terres cuites !
Dans le cas où vous décidez de poser du carrelage à l’extérieur, choisissez des carreaux qui résistent à l’humidité, bien sûr, mais aussi au gel.
*UPEC : U = Usure, P = Poinçonnement, E = résistance à l’Eau, C = résistance aux produits Chimiques.

Les carreaux, qu’ils soient en terre cuite ou en grès peuvent se poser au sol, sur les murs, ou encore au plafond et sur n’importe quel support, à condition que celui-ci soit plan, sec, stable et propre. Voici quelques éléments pour vous aider dans la pose de votre carrelage.
Première chose à faire, vous assurez que la surface à recouvrir est propre, sèche et plane. Dans le cas contraire, veillez à la nettoyer et éventuellement à y passer une couche de ciment (pour un sol bien abîmé), ou un enduit (de rebouchage ou de finition pour de plus petites imperfections). Pensez à bien laisser sécher avant de poser votre carrelage !
En fonction de la dimension et de la forme des carreaux, il existe plusieurs types de poses possibles.







Appliquez la colle à l’aide de votre couteau dentelé, puis posez les carreaux. Pensez à laisser un espace entre les carreaux (de 1mm à 10 mm en général) pour les joints ! Pour cela, on utilise des allumettes ou des croisillons spéciaux en plastique que l’on trouve dans les magasins de bricolage. Dans le cas où vous n’avez plus de carreaux, ou si vous arrêtez votre chantier pour le continuer plus tard, retirez la colle qui reste sur la surface à recouvrir car elle sèche et est très difficile à enlever ensuite !
À l’aide de votre carrelette, découpez les carreaux aux dimensions que vous avez calculées, pour couvrir toute la surface. Pour des raisons évidentes d’esthétisme, il est préférable de positionner les carreaux coupés là où il se voient le moins ; contre un mur par exemple, surtout si vous y ajoutez une plinthe !
Après séchage, il faut s’attaquer aux joints pour boucher l’espace existant entre les carreaux. Là aussi, des produits spéciaux existent : ce sont des enduits pour joints qui se présentent sous forme de poudre que l’on dilue dans l’eau. Appliquez généreusement cet enduit sur toute la surface de votre carrelage à l’aide de votre raclette en caoutchouc. La préparation s’insère en effet dans l’espace laissé pour les joints et vous n’avez ensuite (lorsque les joints commencent à durcir) qu’à retirer le surplus à l’aide d’une éponge humide. 48 heures plus tard, vous pouvez nettoyer votre sol avec un produit d’entretien.
Notez que les joints peuvent être de couleur si vous le souhaitez ; il vous suffit, dans la plupart des cas, d’ajouter un colorant spécial à votre préparation pour joints.
Ils varient bien sûr en fonction du choix des carreaux, de la surface et de la pose (effectuée par un professionnel ou par vous-même).
À titre indicatif :
Pour ce qui est de la colle et des joints, comptez :
Attention, tous ces prix vous sont donnés à titre indicatif.
Date de mise à jour du dossier le 02/11/2006.