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Combles

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Dans une habitation, l’aménagement des combles, c’est-à-dire le volume situé sous la toiture, est souvent une solution avantageuse : gain de place, charme et originalité, cachet supplémentaire… Mais attention, aménager ses combles n’est pas une décision à prendre à la légère ! Tout est possible, ou presque, mais en fonction de la taille, de la réalisation et de l’agencement de vos combles, les travaux et les démarches à effectuer ne seront pas les mêmes… les coûts non plus.
Pour vous aider à y voir plus clair, Travaux-Déco.com vous révèle les différentes étapes qui vous attendent !

1 – L’aménagement de combles

Parce qu’aménager des combles demande souvent des travaux complexes qui touchent à la structure même de votre habitation et concernent plusieurs corps de bâtiment, votre projet doit être solide et sa faisabilité, élaborée ou vérifiée par un ou plusieurs spécialistes. C’est aussi l’occasion de faire le point sur l’état de votre charpente et de votre toit.

Effectuez le diagnostic de vos combles

Avant toute chose, vous devez vérifier si vos combles sont exploitables ! Mesurez la hauteur sous plafond : celle-ci doit être au minimum d’1,80 m ; on parle alors de surface habitable. Bien entendu, il n’est pas nécessaire que la surface habitable corresponde à l’ensemble de la surface du plancher ! Après, il y a des chances pour que votre expertise s’arrête là car, ensuite, les choses se compliquent et il est plus prudent de faire appel à un professionnel !

Si vous ne disposez pas d’une hauteur sous toiture suffisante, ne désespérez pas, il vous reste trois solutions :

  • Vous pouvez changer votre charpente. Une opération lourde et assez coûteuse…

  • Vous pouvez rehausser les murs périphériques, à condition que la charpente soit formée de chevrons* simples posés sur des pannes** entre deux murs.
  • Vous pouvez abaisser le plancher des combles, si la hauteur sous plafond est suffisamment importante à l’étage du dessous.

*pièces de bois sur lesquelles on fixe des lattes qui soutiennent les tuiles
**pièces de charpente horizontales qui soutiennent les chevrons

ZOOM sur les charpentes

La charpente d’un toit est cet assemblage de pièces de bois (ou de métal ou de béton) qui forme l’ossature des combles. Il en existe de plusieurs types et le sujet peut vite devenir complexe. C’est pourquoi nous allons faire simple.
Conçue pour résister au poids de la couverture, aux vents et à la neige, la charpente d’une maison n’a pas été créée au hasard ! Elle a fait l’objet d’études et de calculs précis pour pouvoir résister dans le temps. C’est pourquoi, lorsque l’on y touche, il ne faut pas perdre de vue que chaque élément a son importance. En retirer ou en déplacer un, c’est mettre en danger la charpente et donc, l’habitation toute entière.

On distinguera les charpentes traditionnelles des charpentes à (ou en) fermettes. Les charpentes traditionnelles sont formées de fermes, c’est-à-dire de pièces qui supportent le faîtage*, les pannes et les chevrons des combles. Leur principal intérêt est d’offrir un volume utilisable tel quel au milieu. Idéal donc, lorsque l’on souhaite aménager ses combles !

Charpente traditionnelle

Les charpentes à fermettes sont réalisées industriellement et présentent comme inconvénient d’utiliser la totalité de l’espace situé sous la toiture, rendant impossible, en théorie, l’aménagement des combles. On parle alors de combles perdus. Seule solution : adapter la charpente en la restructurant par l’intérieur ! L’entreprise renforce alors la charpente, puis retire les fermettes pour libérer l’espace.

Charpente à fermettes

Dans tous les cas, c’est à une entreprise spécialisée d’intervenir !

*le faîtage = endroit ou se rencontrent les deux versants de la toiture.

Après avoir regardé en l’air, il faut ensuite regarder par terre. En effet, dans tous les cas, vous devez vous assurer que votre plancher pourra supporter les charges à venir une fois les combles aménagés : par exemple, création d’une salle de bains avec une baignoire… Ici aussi, l’avis d’un professionnel s’avère nécessaire !

Trouver le bon professionnel pour aménager vos combles

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises se sont spécialisées dans l’aménagement des combles. Mais attention, elles ne sont pas pour autant toutes compétentes ! En effet, transformer les combles en pièces d’habitation demande des connaissances pointues et vastes. Que ce soit au niveau de la charpente pour mesurer sa résistance et éventuellement la modifier, de l’électricité et de la plomberie qu’il faut installer, sans oublier l’isolation thermique et acoustique. La solution de facilité peut être alors de faire appel à un architecte.

Surtout que sa présence est, dans certains cas, obligatoire (voir le point 5 de ce dossier « Les démarches administratives »). Dans tous les cas, l’architecte donne de précieux conseils. Il est à même de vérifier la faisabilité du projet et peut coordonner les travaux et l’intervention des différents corps de métiers. Enfin, la plupart du temps, les architectes ont l’habitude de travailler avec « leurs » entreprises. Libre à vous de les accepter ou d’en choisir d’autres en fonction de vos besoins (isolation, électricité, plomberie…).

Une fois l’étude de votre projet terminée et la charpente prête, les travaux d’aménagement proprement dits peuvent commencer ! Il s’agit de l’isolation, des fenêtres et de l’escalier.

2 – L’isolation des combles

Contrairement à l’idée reçue, isoler des combles n’est pas une opération simple. En effet, il ne suffit pas de placer n’importe quel isolant sur les parois et de les recouvrir. Encore faut-il choisir les bons matériaux et penser à la ventilation des combles.

L’isolation thermique des combles

Placés juste sous le toit, les combles subissent des écarts importants de températures. D’où l’importance d’une bonne isolation. Il existe plusieurs techniques pour isoler les rampants (partie montante inclinée des combles) : par l’intérieur en fixant un isolant puis en le recouvrant de plaques de plâtre ; ou par l’extérieur en déposant la couverture pour y placer des panneaux d’isolant avant de la remettre. L’avantage de cette dernière solution est principalement de conserver la charpente apparente dans le nouvel espace créé.
Côté matériaux, qu’il s’agisse d’isoler les murs ou la sous-toiture, il existe plusieurs produits disponibles aujourd’hui. La règle à connaître est que, plus le matériau utilisé est épais, plus le volume de la pièce sera réduit !
Un produit utilisé très souvent est la laine minérale (de verre, de roche) ou végétale, (chanvre…). Ces isolants se présentent sous la forme de rouleaux de différentes épaisseurs et largeurs. Ils se déroulent et s’agrafent par bandes sur la sous-toiture, ou alors on pratique l’embrochage des lés sur des supports métalliques visés sur les chevrons. Cette technique est la plus répandue de nos jours et présente l’intérêt de pouvoir recevoir des profilés qui maintiennent la laine et permettent de fixer aisément des plaques de plâtre pour obtenir une surface plane, prête à être peinte.
On trouve également aujourd’hui des isolants « minces ». Composés de bulles d’air, d’ouate, de mousse et enfermés entre deux films aluminium réfléchissants, ces isolants apportent les mêmes garanties que les isolants en fibres, pour une épaisseur réduite de 10 à 20 fois. Ils permettent donc un gain de place important ! Attention toutefois, ces isolants sont difficiles à manier car ils ne doivent en aucun cas être abîmés lors de la pose. En effet, une vis qui viendrait trouer malencontreusement l’isolant lors de la fixation d’une plaque de plâtre altérerait la fonction isolante du produit.

À côté de ces produits, vous trouverez également des isolants synthétiques (polystyrène, polyuréthane), également très performants.

Quoi qu’il en soit, sachez que chaque isolant possède un coefficient thermique d’isolation propre. Celui-ci varie en plus selon son épaisseur. En fonction de la région dans laquelle vous habitez, il devra être plus ou moins élevé. En général, on applique un coefficient 5 qui équivaut à une épaisseur de 20 cm d’isolant.

L’isolation acoustique des combles

Elle concerne prioritairement le plancher. En effet, c’est par là que le bruit se propage. En général, on y pose une sous-couche avant le revêtement en dur. Ces sous-couches se présentent le plus souvent en dalles ou en rouleaux. Bien entendu, si la structure le permet, on peut aussi réaliser une dalle en béton ou une dalle flottante sur matelas d'air.

La ventilation des combles

Il est très important de penser à une ventilation efficace entre l’isolant et le dessous de la couverture du toit. En effet, pour jouer pleinement son rôle et conserver ses propriétés, l’isolant doit rester sec.

3 – Les fenêtres pour les combles

Pour rendre les combles plus agréables, il faut y laisser entrer la lumière. Vous avez alors le choix entre les fenêtres de toit ou des lucarnes. Sachez avant tout qu’une fenêtre de toit éclaire plus qu’une lucarne et est moins onéreuse. Après, tout dépend de vos goûts, des caractéristiques architecturales de votre façade, mais aussi des contraintes d’urbanisme et du règlement de copropriété (dans le cas où il y en a un). Enfin, n’oubliez pas de consulter le point 5 de ce dossier pour savoir quelles démarches vous devez entreprendre.

Les fenêtres de toit

Elles se posent sur des pentes de toit comprises entre 15 et 90°. Nous l’avons vu, l’éclairage apporté par une fenêtre de toit est important. En été, cela peut vous apporter des désagréments : luminosité trop importante, chaleur excessive… Pensez donc à vous prémunir contre ces effets indésirables. Aujourd’hui, de nombreux fabricants de fenêtres de toit proposent des vitrages plus épais ou encore teintés pour filtrer la chaleur et la lumière.

De plus, ces doubles vitrages jouent également un rôle important dans la réduction du bruit (du vent, de la pluie, de la rue…). Vous pouvez aussi, en plus, opter pour la pose de stores occultants, intérieurs et extérieurs. De nombreux modèles de fenêtres de toit existent (simples, doubles…) et sont disponibles dans de nombreuses dimensions. Enfin, renseignez-vous bien auprès des fabricants car en choisissant un modèle aux performances thermiques élevées, plus cher à l’achat, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt !

Les lucarnes

Sur certaines façades, les lucarnes sont du plus bel effet ! En outre, elles offrent une vue verticale, ce qui peut être très agréable pour profiter du panorama. Sachez toutefois que leur installation nécessite des travaux plus importants que pour une fenêtre de toit, donc plus longs et plus chers. À noter que la pente du toit doit être au minimum de 30°.

4 – L’escalier pour les combles

En choisissant votre escalier, pensez à l’utilisation que vous voulez faire de vos combles ! Si vous voulez en faire une grande pièce à vivre ou une chambre, il vous faut prévoir un escalier assez grand, ne serait-ce que pour y monter les meubles (lit, canapé, fauteuils…) En bois, en métal, en béton… on distingue trois grands types d’escaliers : droit ou à multi volées, hélicoïdal et l’échelle de meunier.

L’escalier droit ou à multi volées

C’est le plus pratique à utiliser. Il possède souvent des marches larges et un dégagement suffisant pour y manoeuvrer des meubles. Attention toutefois, sa trémie, c’est-à-dire l’espace réservé dans le plancher pour passer l’escalier, est importante et fait perdre de la surface.

L’escalier hélicoïdal

Très apprécié du fait de son faible encombrement et de son esthétisme, ce type d’escalier passe un peu de mode. En effet, on lui reproche souvent une trop faible largeur qui empêche le passage de gros volumes.

L’échelle de meunier

Idéale par son prix et son faible encombrement, l’échelle de meunier possède une pente très raide. Cette solution est donc à privilégier dans le cas où les combles ne sont pas fréquemment utilisés.

escalier droitescalier 1/4 tournant basescalier 1/2 tournantescalier hélicoïdal

Quel que soit votre type d’escalier, pour un plus grand confort d’utilisation, prévoyez de positionner son arrivée là où vous disposez d’une assez grande hauteur sous plafond.

5 – Les démarches administratives pour les combles

Parce qu’aménager les combles entraîne des travaux importants qui modifient l’aspect de l’habitation ainsi que sa surface habitable, vous devez, avant les travaux, prendre en compte certains éléments et entreprendre certaines démarches.

Le respect des distances

Lorsque l’on crée une ouverture sur une toiture, celle-ci doit respecter une certaine distance par rapport au voisinage (code civil). En règle général, comptez 1,90 m en vue de face et 60 cm en vue décalée. Dans tous les cas, la consultation du P. O. S (Plan d’Occupation des Sols) s’impose, car d’autres distances peuvent être en vigueur.

Déclaration de travaux ou permis de construire

Pour les fenêtres de toit, une simple déclaration de travaux en Mairie suffit. Si vous optez pour les lucarnes, ou si vous faites surélever votre toiture, un permis de construire est obligatoire. Dans tous les cas, si vous créez une surface habitable supérieure à 20 m2, ou si la surface habitable totale de votre habitation devient supérieure à 170 m2, le permis de construire s’impose également. Notez aussi que dans le dernier cas, vous devez obligatoirement faire appel à un architecte.

6 – Les prix

Les prix varient en fonction du type de travaux à effectuer pour aménager les combles. Une estimation globale des travaux donne des prix compris entre 500 €/m2 et 1 000 €/m2. Du simple au double !

Plus en détail, comptez autour de 800 € pour une fenêtre de toit, pose comprise, et entre 3 500 et 4 000 € pour une lucarne.

Pour ce qui est de l’escalier, prévoyez entre 500 € et 1 000 € pour une échelle de meunier et dans les 5 000 € pour une escalier simple en bois.

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