Vite, des devis sur mesure pour comparer !
En une seule demande, 5 devis d'artisans :

Certains travaux nécessitent un permis de construire, notamment s’ils modifient l'aspect extérieur des constructions ou risquent de changer la destination du lieu.
Certains travaux nécessitent une simple déclaration préalable et d’autres sont totalement dispensés de permis de construire.
Avec notre partenaire Belles Demeures, découvrez les informations utiles pour bien commencer vos travaux.
Certains travaux sont complètement dispensés de l’obtention du permis de construire.
Dans le domaine de la maison individuelle, les travaux de construction suivants sont concernés :
Les transformations intérieures d’une habitation destinées à la diviser en petits logements - dès lors qu’il n’y a pas changement de destination ou modification de l’aspect extérieur de l’immeuble - ne sont pas soumises à la demande de permis.
De même, les travaux de réfection d’un bâtiment existant, entrepris à la suite d’un incendie, ne nécessitent pas de permis de construire s’ils n’entraînent :
Certains travaux de construction, même sans fondations, nécessitent l’obtention d’un permis de construire. Un permis est également obligatoire pour les travaux exécutés sur des constructions existantes, s’ils ont pour effet d’en changer la destination, d’en modifier l’aspect extérieur ou le volume, ou de créer des niveaux supplémentaires.
Les principaux travaux nécessitant l’obtention d’un permis de construire sont donc les suivants :
La demande de permis de construire doit être faite en quatre exemplaires
La demande est adressée par lettre recommandée avec accusé de réception ou déposée – contre décharge – à la mairie du lieu où se situe le lieu des travaux.
Elle doit être établie sur des formulaires réglementaires disponibles dans les mairies ou aux bureaux des Directions Départementales de l’Équipement. Il existe deux formulaires différents :
Dans les quinze jours qui suivent la réception de la demande et pendant toute la durée de son instruction, un avis de dépôt de demande de permis de construire est affiché à la mairie.
La demande de permis de construire est un dossier composé de plusieurs documents.
Il comporte l’un des imprimés officiels indiqués ci-dessus qui précise :
Ces deux dernières pièces ne sont pas exigées des personnes qui veulent construire pour elles-mêmes (ou modifier) un immeuble dont la surface hors œuvre nette n’excède pas 170 m² (construction exemptée d’un recours à un architecte) à la condition qu’il soit situé :
Des pièces complémentaires peuvent être nécessaires dans certains cas.
Différents types de décisions peuvent être pris, favorables ou défavorables pour le demandeur :
Bon à savoir : La demande de permis peut aboutir à un refus si elle n’est pas établie régulièrement, ou si le projet n’est pas compatible ou conforme avec l’ensemble des règles qui régissent le droit des sols.
La première des obligations du bénéficiaire du permis de construire est l’affichage, sur le lieu concerné, d’un panneau parfaitement visible de l’extérieur. Cet affichage doit être maintenu pendant toute la durée des travaux et en tout état de cause pendant au moins deux mois (dans l’hypothèse où les travaux durent moins de deux mois). L’inobservation de l’obligation d’affichage entraîne des conséquences pour le détenteur du permis de construire.
Le permis de construire est périmé si les constructions ne sont pas entreprises dans un délai de deux ans à compter de son obtention.
Le bénéficiaire du permis peut demander une prorogation de la durée de sa validité si des circonstances particulières l’empêchent de faire débuter les travaux avant la péremption, ou leur reprise dans le délai d’un an après leur arrêt. Cette demande doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception au maire de la commune deux mois au moins avant la date de péremption du permis. La décision est prise par la même autorité qui a accordé le permis, et doit être motivée.
Bon à savoir :
Le permis de construire peut être transféré par son titulaire à une autre personne, à l’occasion d’une transaction immobilière par exemple. Dès le commencement des travaux, le titulaire du permis de construire doit faire une déclaration d’ouverture de chantier adressée en trois exemplaires à la mairie (un exemplaire de l’imprimé réglementaire est automatiquement joint à la notification du permis de construire que reçoit le demandeur).
Pendant toute la durée des travaux, le maire, le représentant de l’État dans le département ainsi que les fonctionnaires assermentés pour cela peuvent visiter le chantier et procéder aux vérifications qu’ils estiment nécessaires. Ces visites peuvent se poursuivre pendant les deux années qui suivent la fin des travaux.
Dans le délai de trente jours qui s’écoule à partir de la date de terminaison des travaux, le titulaire du permis doit obligatoirement adresser au maire – toujours en trois exemplaires – une déclaration d’achèvement établie sur un formulaire réglementaire. Lorsque les travaux ont été réalisés sous la direction d’un architecte ou d’un agréé en architecture, celui-ci doit certifier la conformité des travaux avec le permis de construire, sous sa responsabilité.
L’importance du certificat de conformité est plutôt limitée depuis qu’il ne figure plus dans les actes de vente et que son absence n’empêche pas d’habiter le logement et n’influence pas la mise en place des prêts aidés par l’État (PAS). Il est cependant réclamé pour la mise en place de l’allocation-logement.
Il arrive que des travaux de construction soient entrepris sans permis de construire, malgré un sursis à statuer ou encore après une annulation du permis.
Un permis de construire obtenu par fraude est assimilé à une absence de permis, et la construction édifiée sur le fondement de cette autorisation est irrégulière.
Le Code de l’Urbanisme prévoit dans ces cas, outre la voie judiciaire, une mesure administrative obligatoire d’interruption des travaux. La sanction administrative ultime peut-être la démolition ordonnée au maître d’ouvrage. Des sanctions pénales (amendes) peuvent être infligées à tous les acteurs intervenant dans la construction illégale. Peuvent ainsi être poursuivis, outre le maître de l’ouvrage :
La continuation des travaux malgré la décision judiciaire ou l’arrêté ordonnant l’interruption constitue une infraction supplémentaire qui s’ajoute à l’infraction initiale. Les sanctions peuvent aller en ce cas, outre les amendes majorées, jusqu’à la prison pour tous les intervenants.
Les travaux exécutés sans autorisation ou en méconnaissance des règles d’urbanisme constituent des délits. L’administration dispose d’un délai de trois ans pour intervenir.
Bon à savoir : En cas de construction sans autorisation, toute personne subissant un préjudice direct peut agir devant le tribunal de grande instance dans le délai de trente ans suivant l’achèvement des travaux, pour demander la démolition de l’ouvrage. Mais il faut qu’il y ait un préjudice direct.
Certains travaux, dispensés du permis de construire, nécessitent cependant une déclaration préalable de travaux. Il s’agit de travaux de :
Il résulte de ce qui précède que sont soumis à la déclaration préalable et exonérés du permis de construire des travaux qui ont pour objet, par exemple, la construction
(Code de l’Urbanisme, art. L. 421-1, L. 441-2 et R. 422-2).
Bon à savoir : Le recours à un architecte n’est pas obligatoire pour les travaux soumis à la simple déclaration préalable.
Procédure à suivre pour effectuer une déclaration préalable
Le « déclarant » est, comme dans le cas d’une demande de permis de construire :
La déclaration doit être faite sur un imprimé officiel que l’on peut retirer à la mairie ou à la Direction Départementale de l’Équipement.
Le dossier de déclaration préalable comporte, outre cet imprimé :
Le dossier doit être établi en trois exemplaires et adressé à la mairie du lieu de la construction par lettre recommandée avec accusé de réception, ou déposé contre récépissé.
L’instruction est faite soit par la mairie, soit par la Direction Départementale de l’Équipement.
La déclaration préalable est soumise à publicité.
Dans les huit jours qui suivent la réception ou le dépôt de la déclaration, un exemplaire est affiché en mairie. L’affichage indique la date à partir de laquelle les travaux pourront être effectués, s’il n’est pas fait opposition. Cet affichage est maintenu pendant un mois après la date à laquelle les travaux peuvent commencer.
Le délai d’instruction de la déclaration préalable est d’un mois à compter de la date de sa réception ou de son dépôt à la mairie. Si, à l’issue de ce délai, le déclarant n’a pas reçu de notification, il peut commencer les travaux.
L’Administration peut imposer des prescriptions particulières pour les travaux, soit même s’opposer à leur exécution. Si tel est le cas, elle dispose d’un délai d’un mois (deux mois dans certains cas) pour le faire savoir au déclarant par lettre recommandée avec accusé de réception ou par arrêté. La notification doit être motivée et elle doit aussi indiquer les voies et les délais de recours dont dispose le déclarant.
Les travaux doivent être commencés dans les deux ans qui suivent la date limite du délai d’instruction de la demande (un mois), et ne pas être interrompus pendant plus d’un an, sous peine de perdre le bénéfice de la déclaration.
Par ailleurs, contrairement au permis de construire, il n’existe pas de possibilité de prorogation des effets de la déclaration préalable.
Le recours contentieux de la part des tiers est également possible devant le tribunal administratif.
Le délai de recours est de deux mois à partir :
L’administration peut remettre en cause la décision de non opposition de la mairie, notamment si les travaux prévus sont contraires aux règles d’urbanisme (arrêt du Conseil d’État, 31 janvier 1992).
Un propriétaire ne peut décider seul de la démolition d’un bien ou d’une partie d’un bien lui appartenant. Sur la plus grande partie du territoire national, une autorisation spécifique est en effet nécessaire avant d’entreprendre la démolition non seulement d’une habitation, mais aussi de tout bâtiment, quel qu’en soit l’usage (1).
Sont exemptés du permis de démolir :
Le permis de démolir est nécessaire dans des secteurs géographiques déterminés en fonction de deux objectifs différents (2) :
Le permis de démolir est également indispensable pour la démolition de tout ou partie d’immeubles inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Lorsque des travaux de construction nécessitent des démolitions préalables, une justification du dépôt de la demande de permis de démolir doit obligatoirement accompagner la demande de permis de construire (3).
Bon à savoir : les cas où le permis de démolir est nécessaire sont fort nombreux, et une investigation à la mairie avant d’entreprendre toute démolition est très utile afin d’éviter des déboires ultérieurs, car les infractions sont lourdement sanctionnées.
Des travaux sur un terrain peuvent nécessiter l’abattage d’arbres. Cet abattage n’est pas libre. Une autorisation est indispensable dans bien des cas, et notamment :
La demande suit une procédure comparable à celle du permis de construire. Le délai d’instruction est de quatre mois et la décision doit être expressément notifiée au demandeur.
Un défaut de notification à l’issue de ce délai équivaut à un refus (et non à un accord comme dans le cas du permis de démolir). Par ailleurs, l’autorisation d’abattage ne peut être mise en œuvre que quinze jours après sa notification, afin d’éviter les conséquences irréparables de certaines décisions accordées illégalement, le contrôle de légalité par les services de l’État pouvant se faire pendant ce délai.
Tous les types de clôtures, quelles qu’en soient la hauteur et la nature des matériaux (pierres, parpaings, palissades, grilles, pieux, etc.) sont soumis à l’autorisation de clôture. Elle est pratiquement obligatoire dans toutes les villes, et aussi dans les périmètres sensibles ou à protéger de certaines zones rurales.
La construction de clôtures est en effet soumise à autorisation :
Cependant, si la clôture a pour objet d’entourer une construction ou des travaux faisant par ailleurs l’objet d’une demande de permis de construire, ce dernier permis fait office de déclaration préalable de clôture.
La demande de permis de construire doit être établie en quatre exemplaires par :
Le délai d’instruction est de deux mois, mais peut être prolongé d’un mois, voire même de cinq si le projet d’édification concerne un site classé. Le défaut de notification à l’issue de ce délai est considéré comme un accord tacite.
La décision est prise par arrêté et doit être affichée en mairie pendant deux mois.